Article paru sur le Boulevard Voltaire le 9 Décembre

Henry de Lesquen devant la 17e chambre : qu’a-t-il donc fait de sa courtoisie ?

La sagesse voudrait que les administrateurs de Radio Courtoisie renvoient leur président exercer ses talents de polémistes sur d’autres ondes.
François Teutsch
Avocat

Le 7 décembre 2016, Henry de Lesquen, patron de Radio Courtoisie et candidat à la présidentielle de 2017, comparaissait devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris pour apologie de crimes contre l’humanité et injures racistes. Le ministère public, saisi à la demande de la LICRA, le poursuivait en raison de plusieurs tweets d’un goût exquis :
« Centrée sur le rythme, la musique nègre s’adresse au cerveau reptilien. » Puis : « C’est le racisme des juifs qui les a conduits au monothéisme quand ils ont privé de leurs dieux les “Goyim” qu’ils haïssaient. » À propos de la Shoah, il n’hésitait pas à écrire : « Je suis émerveillé de la longévité des “rescapés de la Shoah” morts à plus de 90 ans. Ont-ils vécu les horreurs qu’ils ont racontées ? » ou encore « La plantureuse Simone Veil, “rescapée de la Shoah”, qui “va bien” à 88 ans. »
Des propos plus que douteux, auxquels il faut ajouter une subtile analyse sur le coefficient de blancheur des joueurs de football. Du Lesquen dans le texte, tel qu’il le revendique sur son compte Twitter ainsi que sur sa page Internet Lesquen 2017.
Ce n’est pas la première fois que ce haut fonctionnaire hautain se livre à de tels propos : leur auteur les justifie par la lutte contre le cosmopolitisme et par une aversion non dissimulée pour les juifs, les Noirs, et autres « métèques ». Il les tient régulièrement à l’antenne de Radio Courtoisie au cours de son « Libre Journal » du lundi soir, qui se résume à l’expression de son opinion et à de permanentes interruptions de ses invités, qui ne peuvent pas placer deux phrases sans être repris par le maître des lieux, qui a fait de cette radio libre un instrument à sa botte.
La crise, latente depuis de nombreux mois, a éclaté en mai 2016 et a entraîné le départ de très nombreux patrons d’émission, lassés des propos affligeants d’un individu qui ne semble pas conscient du fait qu’il saborde une station créée, il y a près de trente ans, pour porter une parole vraiment libre dans le paysage radiophonique français.
Certes, il est détestable que Lesquen soit poursuivi pénalement pour ces propos : les lois Pleven et Gayssot instituent un véritable délit d’opinion et devraient être abrogées par tout gouvernement digne de ce nom, et l’antipathie qu’inspire le personnage ne justifie pas un procès politique – comme il le dit lui-même à juste titre — devant une juridiction réputée pour sa servilité envers le politiquement correct. On doit pouvoir exprimer des âneries en France sans être traduit en justice, et nombreux sont ceux qui pensent qu’un Faurisson ou un Vincent Reynouard se discréditent seuls par leur contestation des crimes nazis, sans qu’il soit nécessaire de leur donner une visibilité par des procès sans fin. En cela, la comparution de Lesquen est la marque d’une vraie police de la pensée.
Mais la liberté d’expression n’est pas absolue. En revenant à l’équilibre institué par la loi du 29 juillet 1881 sur la presse, Henry de Lesquen pourrait et devrait être poursuivi pour injures publiques. Parce que ses propos sont ouvertement injurieux envers les personnes visées, quoi qu’on pense, au fond, des questions qu’il évoque.
Et si nul ne peut se réjouir d’un procès d’opinion, la sagesse voudrait que les administrateurs de Radio Courtoisie, se souvenant du nom de leur chère radio, renvoient leur président à exercer ses talents de polémiste sur d’autres ondes.

Article de l’OJIM du 21 juin 2016

DEPUIS TROIS MOIS, HENRY DE LESQUEN, PRÉSIDENT DE RADIO COURTOISIE, S’EST DÉCLARÉ CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2017. EN ROUE LIBRE, IL MULTIPLIE JOUR APRÈS JOUR LES DÉCLARATIONS CHOC. AGACÉS ET INQUIETS POUR L’AVENIR DE LEUR RADIO, DES PRODUCTEURS D’ÉMISSIONS DE RC SONT RÉCEMMENT SORTIS DU SILENCE POUR RÉCLAMER LE DÉPART DE CELUI QUI COMPROMET AUJOURD’HUI L’IMAGE DE LA STATION… APRÈS AVOIR DÉJÀ COMPROMIS SON INDÉPENDANCE.



Dans une lettre ouverte publiée sur le site du Salon Beige, différents patrons d’émissions ont fait part de leur ras-le-bol. « Les déclarations publiques insupportables de son président Henry de Lesquen, se présentant comme candidat à l’élection présidentielle, entraînent dans l’opinion une confusion que nous ne pouvons plus tolérer », expliquent-ils. Il faut dire que depuis plusieurs semaines, M. de Lesquen n’y va pas de main morte, citant tantôt l’interdiction de la « musique nègre », tantôt les bienfaits de l’esclavage ou encore émettant des doutes sur les conditions de traitement dans les camps nazis. Ces positions publiques, les signataires ne peuvent « plus les cautionner » car elles auront, inévitablement, des « conséquences désastreuses pour la radio ».


Ces derniers demandent ainsi « instamment à Henry de Lesquen de réunir au plus vite les producteurs d’émission et de se démettre de ses fonctions de président de la radio. Faute de quoi, nous nous verrions contraints de suspendre (…) toute collaboration avec cette radio ». Deux jours plus tard, Paul-Marie Coûteaux, qui anime une émission sur Radio Courtoisie, prenait la parole sur Boulevard Voltaire pour dresser la liste des conséquences de ce « sabotage » : « des auditeurs choqués ne paient plus leur cotisation, des producteurs démissionnent, des invités se dérobent (…), tandis que pleuvent plaintes et instructions judiciaires. »

Radio Courtoisie, comme son nom l’indique ?
Des auditeurs choqués ne paient plus leur cotisation, des producteurs démissionnent, des invités se dérobent.

Excédé, ce dernier rappelle la demande formulée par douze producteurs d’émissions sur le Salon Beige, à savoir que M. de Lesquen quitte ses fonctions au plus vite pour mener sa campagne comme il l’entend. En guise de réponse, le patron deRadio Courtoisie s’est contenté de démettre Paul-Marie Coûteaux de ses fonctions. « Vous ne faites plus partie de Radio Courtoisie », lui assène-t-il dans un courrier d’exclusion.

Le lendemain, c’est un auditeur qui publiait, toujours sur Boulevard Voltaire, une lettre ouverte à l’attention d’Henry de Lesquen. « Non seulement vous exposez notre radio à des procès sans fin et vous donnez, donc, à nos adversaires les armes pour nous abattre, mais vous piétinez notre respect de la personne humaine »,s’agaçait-il. Et celui-ci de demander à nouveau que le président de la radio se place « en retrait de la présidence au profit de l’un des actuels patrons d’émission ou d’une personne qualifiée ». « Si vous n’entendiez pas notre demande, nous serions au regret de suspendre nos cotisations », concluait-il. Sans aucun doute, cette candidature aura été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

LES RACINES DU MAL

Radio Courtoisie a une longue histoire. Fondée en 1986 par Jean Ferré « avec pour objectifs d’être la radio de la francophonie, ouverte à tous les talents et œuvrant à l’union des droites », celle-ci a toujours été paternellement administrée par son créateur, ce dernier laissant aux producteurs d’émissions une totale indépendance. Jean Ferré était alors simplement le président du comité éditorial. Le conseil d’administration de l’association détentrice de l’autorisation d’émettre existait bel et bien, mais il ne s’était jamais réuni.

Les choses sont restées ainsi jusqu’en 2006. Très malade, Jean Ferré désigne alors Henry de Lesquen, tout fraîchement arrivé dans les rangs de la radio, comme son successeur. Immédiatement, celui-ci va prendre possession du Conseil d’administration et placer les directeurs d’émissions « sous son autorité ». « Il s’agissait d’une complète rupture avec la façon dont la radio avait été dirigée par Jean Ferré pendant 19 ans », expliquait Claude Reichman en 2006. Et de poursuivre : « Voilà qu’un conseil d’administration composé de personnes inconnues des auditeurs et ne comprenant qu’un seul directeur d’émission, M. de Lesquen, récemment arrivé à la radio, s’arrogeait le droit de placer « sous son autorité » plusieurs dizaines de directeurs d’émission, très connus et appréciés des auditeurs et dont beaucoup étaient là depuis 15 à 19 ans ! »

Le 12 novembre 2006, quatre jours après sa « prise de pouvoir », Henry de Lesquen, entouré de gardes du corps, « ne donnait la parole qu’à ceux des patrons d’émission qui avaient son agrément et la refusait aux autres, dont il supposait qu’ils pouvaient n’être pas d’accord avec ses méthodes ». Interloqué, Claude Reichman prenait alors l’initiative d’en informer les auditeurs à l’antenne, ce qui lui a aussitôt coûté sa place. « Je me suis contenté de dénoncer les intolérables violations de la lettre et de l’esprit deRadio Courtoisie, ainsi que de la liberté de l’information, dont ils se sont rendus coupables », expliquait-il à l’époque dans une lettre ouverte.

Aujourd’hui, le scénario semble se répéter avec l’éviction de Paul-Marie Coûteaux faisant suite à sa prise de position, pourtant largement partagée par ses confrères. Depuis sa candidature fantoche à la présidentielle, M. de Lesquen place la radio dans un isolement croissant. Par ses déclarations douteuses tout d’abord, par ses insultes à l’attention de certains anciens invités récurrents, comme Alain de Benoist, ou encore par ses méthodes brutales (le renvoi de Martial Bild, directeur de la rédaction de TV Libertés, en est un exemple récent).

Avec la fronde de douze de ses patrons d’émissions et les protestations des auditeurs, l’issue de ce conflit sera sans doute fatale. Reste à savoir si elle le sera pour M. de Lesquen ou pour Radio Courtoisie…


Article publié sur un site littéraire ami de la radio, La plume

 

Je viens de relayer sur La Plume, après l’Appel de plusieurs patrons d’émissions de Radio Courtoisie hier, la lettre ouverte que vient d’adresser Paul-Marie Coûteaux à Henry de Lesquen, actuel Président de la « radio libre du pays réel et de la francophonie ».

Je suis très souvent en profond désaccord avec P.M Coûteaux sur des sujets très politiques :

Sur son appel – délirant ! – à voter NKM aux dernières municipales de Paris.

Sur sa quête sempiternelle, obsessionnelle et à mon sens totalement chimérique d’une « union des droites » via les partis politiques existants (notamment avec cette planche pourrie qu’est LR)… même si je crois tout à fait possible et d’ailleurs foncièrement nécessaire d’œuvrer en effet aux retrouvailles – les plus rapides possibles – du camp souverainiste avec bon nombre d’électeurs de l’ex-UMP, dès lors que ceux-ci, sincèrement patriotes (et j’en connais !) se décideront à être enfin cohérents avec eux-mêmes, à refuser de continuer à jouer les éternels cocus volontaires du parti de Sarkozy, Juppé et Lemaire.

Sur ses très publiques, excessives et en vérité totalement contreproductives attaques envers Marine Le Pen, qui ont tout du règlement de comptes personnel (même s’il y a en effet des choses préoccupantes à reprocher à la ligne politique actuelle du FN et de sa patronne, notamment sur la question essentielle de l’identité), attaques qui ne font pas avancer le Schmilblick d’un millimètre et ne font en réalité que créer un peu plus de division dans la sphère souverainiste… au grand bonheur et au total bénéfice du système en place !

Je suis bien souvent en désaccord donc, mais pour autant je suis presque totalement en phase avec lui, concernant ce qu’il exprime à travers sa lettre ouverte.

Quand de Lesquen sombre en effet, article après article, sur son « site de campagne présidentielle » lesquen2017.com, dans un tropisme, dans des obsessions « anti-nègres » et plus largement « raciales » tout bonnement ahurissantes, écrivant par exemple des choses comme celle-ci :

« Certes, Alexandre Dumas, qui était quarteron, a honoré les lettres françaises (en faisant du reste durement travailler des… nègres pour l’écriture de ses romans !), mais c’était au XIXe siècle, pas avant. Il était du reste trois fois plus blanc que noir… »

Quand il parle de crânes, de l’inégalité des races, de la « mélanisation de la France et de l’Europe », de « race congoïde » à propos des joueurs noirs de l’équipe de France de football (et quoi que l’on puisse par ailleurs penser d’eux, souvent peu dignes du maillot qu’ils portent pour bien d’autres raisons que la simple couleur de leur peau), leur contestant de fait, par la « race », leur droit à la nationalité française…

Quand il reprend à son compte dans son article « Les races sont-elles égales ? » l’affirmation que « les noirs américains ont un Q.I. inférieur en moyenne de 15 points par rapport au reste de la population, ce qui est considérable, puisque la moyenne générale est de 100 » tout en déniant une quelconque origine, une quelconque explication qui puisse être historique, culturelle ou sociale et non simplement « raciale » aux résultats de ce qu’il présente comme des « enquêtes scientifiques » inattaquables…

Rappelant en toutes ces occasions, et pour le coup on ne peut le nier (sans pour autant – hélas ! – se vautrer dans le Point Godwin), des obsessions d’un tout autre temps.

Quand il tweete que : « la musique nègre parle au cerveau reptilien », mettant dans le même sac ragtime, jazz, blues ou rap… Nat King Cole, Billie Holliday, Ray Charles et… Black M, et propose dans la foulée – carrément ! – dans son « programme culturel présidentiel » de l’interdire sur les ondes : « la musique nègre sera bannie des media publics et progressivement éliminée des media soutenus ou autorisés par l’Etat… on pourra écouter sur disque ou par Internet ce qu’on voudra. Mais l’espace public sera assaini » (sic)…

Quand il écrit un article intitulé « les quartiers de francité des candidats à la Présidentielle » où il déclare notamment : « les Français ont beau être égaux depuis l’abolition des privilèges, il est permis d’établir entre eux des hiérarchies de distinction »…

Ou encore lorsqu’il ose écrire dans un article titré « Refuser la France noire », à propos de nos compatriotes ultramarins : « cessons de pratiquer la politique de l’autruche. Martiniquais ou Guadeloupéens sont des gens parfaitement respectables et souvent charmants, mais ils ne sont pas vraiment français… que les Martiniquais, Guadeloupéens, Réunionnais… soient amis de la France, on ne demande pas mieux, mais il est grotesque de les peindre en blanc en feignant de croire que ce sont des Français comme les autres »…

J’en passe (et des pires : allez voir vous-mêmes sur lesquen2017.fr, il n’y a malheureusement que l’embarras du choix)…

Il me parait plus qu’évident, à l’instar de Paul-Marie Coûteaux, de Gabrielle Cluzel et de leurs cosignataires que Henry de Lesquen ne peut plus, ne doit plus, sans lui nuire très gravement, occuper la présidence de Radio Courtoisie. Je demande donc moi aussi, en tant que fidèle auditeur, sa démission.

Non pas parce que je cède (comme il cherche en ce moment même à le faire croire en taxant de lâcheté tous ceux qui ne sauraient en aucun cas souscrire aux propos relayés ci-dessus) à la dictature du politiquement correct mise en œuvre par l’oligarchie qui nous musèle à grands coups de lois liberticides (quiconque m’a déjà lu sur ce sujet saura bien ce que j’en pense !). Ni parce que je remets de quelque façon que ce soit en cause la liberté d’opinion (qui est fondamentale et doit être totale, même débile, dès lors qu’elle n’appelle pas à la violence). Mais parce que, comme je l’ai écrit à Gabrielle Cluzel : « la totale liberté de pensée et d’expression est une fort belle vertu lorsque l’on est un homme libre mais elle est toute autre chose quand on est un responsable, politique ou médiatique, qui engage forcément, par ses déclarations ou ses écrits et quoi qu’il puisse en dire pour se défendre, son parti ou son média ».

Depuis l’appel initial, Bernard Antony, Jeanne Smits et Chantal Delsol ont également apposé leurs signatures à cette demande de retrait de HdL. J’espère que très vite, infirmant cette délicieuse maxime de Jules Renard : « n’écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir », d’autres patrons d’émissions (et parmi les plus incontournables) et – surtout ! – de très nombreux auditeurs de la radio se joindront à ceux qui ont eu les premiers le mérite et le cran de prendre la parole. Il est certes toujours très désagréable d’avoir ainsi à demander « la tête de quelqu’un », surtout quand une partie de la meute bienpensante toujours à l’affut des fameux « dérapages » est déjà – forcément – « en chasse » contre la personne concernée. Oui, c’est foncièrement déplaisant, et ce n’est évidemment jamais le « bon moment » pour engager une telle démarche… mais quand la maison brûle, il faut arrêter l’incendie ! J’espère que ceux qui se taisent encore à l’instant où j’écris ces lignes (Jean-Yves Le Gallou ? Max Lebrun ? Anne Brassié ? Dominique Paoli ? L’abbé de Tanouärn ? Catherine Rouvier ? etc.) le font bien plus par profond malaise, lié à une amitié ancienne ou un long compagnonnage politique, que par réelle solidarité avec les propos (absolument lamentables) et la démarche électorale (totalement grotesque) de Henry de Lesquen. Et qu’ils vont finalement sortir de ce silence dans l’intérêt supérieur de notre chère radio.

Radio Courtoisie est trop importante pour tous ceux qui aiment la France éternelle, trop utile pour le combat patriote, trop vitale dans l’optique et l’espérance de ce renouveau français que nous appelons tous de nos vœux, pour être sacrifiée aux obsessions racialistes et délétères de son actuel président.

 

Même Libération en parle !

Plusieurs collaborateurs de cette antenne très à droite réclament le départ de son président Henry de Lesquen, candidat déclaré à la présidentielle et coupable d’outrances répétées.

Henry de Lesquen, trop extrême même pour Radio Courtoisie

Une guerre de tranchées menace Radio Courtoisie, la très droitière antenne «du pays réel et de la francophonie». Dans un appel publié samedi sur le blog catholique Le Salon Beige, plusieurs collaborateurs de la radio demandent la démission de son président, Henry de Lesquen. En cause : les «déclarations publiques insupportables» du personnage. Candidat déclaré à l’élection présidentielle, Henry de Lesquen mène en effet sur Twitter une campagne singulière, faite d’invectives et d’outrances en tout genre. Dans son programme se mêlent défense du «racisme positif» et réhabilitation de l’esclavage, interdiction de l’avortement et privatisation de l’Education nationale. L’homme s’est aussi fait remarquer en s’étonnant récemment «de la longévité des “rescapés de la Shoah” morts à plus de 90 ans. Ont-ils vécu les horreurs qu’ils ont raconté »es

Des positions qui ne plaisent guère à plusieurs animateurs de Radio Courtoisie, pourtant peu suspects de gauchisme rampant. La dizaine de pétitionnaires menace même de démissionner si Henry de Lesquen refuse de céder son poste. «Nous ne pouvons pas, en conscience, cautionner ces positions, ni nous rendre complices de leurs conséquences désastreuses pour la radio et, plus largement, pour une grande partie des droites françaises qui courent le risque d’être “amalgamées” avec ces positions très éloignées des leurs», écrivent les signataires de l’appel. Fondée en 1987, Radio Courtoisie se présente comme l’antenne de «toutes les droites». Dans les faits, ses programmes font la part belle à la droite radicale, identitaire et conservatrice – mais pas jusqu’au point de cautionner la dérive ultra de son président. 

Dans une autre lettre ouverte, publiée dimanche soir, le responsable d’émission Paul-Marie Coûteaux dénonce le «climat délétère qui règne à Radio Courtoisie depuis plusieurs semaines» et assure que «des auditeurs choqués ne paient plus leur cotisation, des producteurs démissionnent, des invités se dérobent (…), tandis que pleuvent plaintes et instructions judiciaires». Et Coûteaux de sermonner le président de Radio Courtoisie : «Votre comportement est pain béni pour tous nos adversaires, qu’il s’agisse du système médiatique, des droites modérées gangrenées par la “pensée unique” et, bien entendu, de toutes les gauches, y compris celui que vous nommez le “funeste Philippot”». Henry de Lesquen n’était pas joignable lundi matin, pour indiquer les suites qu’il donnerait à cet appel.  

Dominique Alberti

Liberation 13 juin à 11h

Articles de presse sur la crise

Un immense gâchis

Article paru le 27 Juin 2016 sur Boulevard Voltaire de François Teustch

Excellent résumé de la situation

Latente depuis plusieurs mois, la crise de Radio Courtoisie a éclaté début juin. Onze patrons d’émission de la « Radio de toutes les droites », dirigée d’une main de fer par Henry de Lesquen, ont signé une lettre ouverte appelant le président à la démission, dont Boulevard Voltaire s’est fait l’écho il y a peu. Le 27 juin 2016, c’est Jean-Yves Le Gallou, une figure majeure de la station, qui annonçait la prochaine suspension de sa collaboration, dans un communiqué sobre et concis. C’est un tournant dans la vie de la radio.

Henry de Lesquen a pris la tête de la radio en 2006. Quelques années et plusieurs purges plus tard, en dépit d’une diffusion accrue grâce au satellite et à Internet, il semblait clair aux auditeurs qu’un conflit couvait. En cause, le caractère du président, dont l’inquiétante dérive autocratique transpirait à l’antenne. Ne supportant plus la contradiction, toujours prompt à couper la parole à ses invités, les remettant parfois en place sans ménagement, il a donné à la station une image d’intolérance agressive en contradiction avec l’esprit de son fondateur, Jean Ferré ; chacun des patrons d’émission est, en effet, libre d’inviter qui lui chante. Ou presque. Éric Zemmour, par exemple, y est persona non grata par décision du président Lesquen…

Les 11 signataires de la lettre ouverte du 10 juin dernier reprochaient à l’intéressé des prises de position personnelles incompatibles avec le respect dû à chacun et de nature à mettre l’existence de la radio en danger. Les propos d’Henry de Lesquen sur la « musique nègre », sur la « religion de la Shoah », sur la longévité des survivants des camps de la mort ou sur l’esclavage dépassent, en effet, l’entendement.

Loin d’exprimer une opinion discutable mais libre, ils portent atteinte à la dignité de la personne humaine et sont, de ce seul fait, inacceptables. Qu’ils tombent sous le coup de la loi ajoute à l’insulte le risque d’une suspension pure et simple de l’autorisation d’émettre.

Jean-Yves Le Gallou n’est pas n’importe qui à l’antenne. Cet ami de longue date d’Henry de Lesquen, chargé du « bulletin de réinformation » quotidien, a toujours eu sa place dans les programmes de la radio. Qu’il se résigne à suspendre sa collaboration est tout sauf anodin. C’est la marque d’un désaccord suffisamment profond pour faire prévaloir les intérêts de la radio sur la fidélité à son président. Et c’est une décision révélatrice du malaise qui y règne.

Vingt-quatre autres patrons d’émission ont exprimé leur inquiétude. Hormis une poignée d’irréductibles loyalistes, beaucoup s’interrogent en silence. Faut-il conserver une émission, au risque d’être assimilé aux propos délirants du président ? Et que va devenir cette radio, à l’utilité incontestable ? En réalité, à moins d’une assemblée générale aux fins de changement de présidence, voire d’une action judiciaire, Radio Courtoisie pourrait bien devenir, autour d’un noyau de fidèles vieillissants, Radio Lesquen. Pour une brève course à l’abîme qui devrait se terminer par un retrait de ses fréquences. Un magnifique gâchis qui peut encore être évité si les administrateurs prennent conscience de l’urgence, au lieu et place d’un président emmuré dans ses certitudes. Un président qui pourrait bien saborder la radio plutôt que céder sa place.

En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch/radio-lesquen-un-magnifique-gachis,264996#RcrJkzqbMz5sjtgF.99

Tres chers amis de Radio Courtoisie ce blog est pour vous

Très chers amis de Radio Courtoisie

C’est dans les périodes douloureuses qu’on reconnait ses vrais amis. Radio Courtoisie en a beaucoup et vous vous êtes manifestés sur le blog du Salon Beige ,sur celui d’Anne Brassié et sur la boite mail de Didier Rochard. Un immense merci car ces témoignages d’amitié nous vont droit au coeur et renforcent notre volonté de résister .

 Certains  accusent les patrons d’émission de vouloir tuer la radio , non vraiment non!  Pourquoi anéantir ce à quoi ils travaillent depuis presque 30 ans pour certains d’entre eux ?

Ce blog a été créé par un auditeur de la radio  pour servir de lien entre les patrons d’émission et vous mêmes, auditeurs, afin de ne pas désespérer , d’ échanger des informations afin que le président ne soit pas seul à vous donner sa version des faits et sa litanie de mensonges.

Ce blog veut aussi vous donner la parole , vos lettres sont belles et font comprendre combien Radio Courtoisie est essentiel aux yeux de chacun de nous.

                             Jean Claude Gay

Plusieurs chapitres sur ce blog :

Liste des patrons “remerciés” ou démissionnaires

Auditeurs ,vous avez vraiment la parole.

La presse parle de la crise de la radio.

Lettres ouvertes adressées au président depuis des mois.

Informations sur le fonctionnement de la radio .

Plaintes en justice .